Le Baptistère d'ALBENGA en Italie Albenga est une commune italienne d'environ 25 000 habitants, située dans la province de Savone, en Ligurie, dans le nord-ouest de l'Italie. Photos d' Alain DELIQUET _ Photos prises en 2018 _ C'est un baptistère paléochrétien (on évite de dire Ostrogoth en Italie, de même en France on ne parle pas ni des Ostrogoths ni des Wisigoths, seule l'Espagne leur a donné une place dans leur histoire) dans le centre historique d'Ingau. C'est le plus ancien bâtiment de Ligurie encore debout, et c'est l'un des baptistères les mieux conservés d'Italie grâce à la restauration conservatrice de la structure et du dôme réalisée par le célèbre architecte Alfredo d'Andrade vers la fin du XIXe siècle. Décagonale à l'extérieur, tandis qu'à l'intérieur, elle est octogonale. À l'intérieur de la voûte dans une niche, il y a une mosaïque polychrome, tandis qu'au centre il y a les restes du bain pour le baptême d'immersion.
LE BAPTISTÈRE Texte intégral du document donné pour la visite en Français approximatif.
Le baptistère d'Albenga est l'un des plus important monument paléo-chrétien de l'Italie septentrionale. Construit entre le V eme et le VI eme siècle, en 2000 il a été remis en fonction pour l'utilisation liturgique, après des années de restauration. L'édifice se trouve au niveau de la ville antique, environ deux mètres et demie en-dessous de l'actuelle ville. La hauteur actuelle de la ville a pour cause la déviation du fleuve Centa qui pendant la période médiévale se déplaça du Nord au Sud de la ville, enterrant l'antique port et éloignant progressivement la côte. Le Baptistère est construit d'une manière décagonale à l'extérieur et octogonale à l'intérieur. L'architecture, que ce soit à l'intérieur qu'à l'extérieur (avec huit niches dessinant alternativement demi-cercle et rectangle) fait rappeler l'influence des modèles ambrosiens (de Saint Ambroise évêque catholique romain de Milan au IVe, il faut bien raccrocher ce monument à l'église de Rome !!), vu que le diocèse d'Albenga dépendait du diocèse de Milan jusqu'en 1162. Le plan du baptistère d'Albenga
La piscine baptismale
Le
centre de la composition contient le thème fondamental. On y
retrouve concentriques qui contiennent ce qu'on appelle «
chirhô ». symbole formé par deux lettres grecques
superposées : le X et le P (les deux premières lettres de
la parole grecque « Christòs »). Le «
chirhô » est relié par des lettres mystiques A et
Oméga (la première et la dernière lettre de
l'alphabet grec, qui rappelle que te Christ est le commencement et la
fin ce toute chose)
La triple répétition du cercle et du «chirhô » est une référence certaine à la Trinité et te fait que te « chirhô » touche les trois cercles et relié aux lettres A et Oméga qu'entre le Père le Fils et le Saint Esprit il n'existe aucune différence. Ce symbolisée a pour but de clarifier qu'elle est la foi authentique de l'Eglise dans une époque marquée par les hérésies Trinitaire et Christologique, la première est celle de l'arianisme qui prétendait que te Christ avait seulement la nature humaine. Les douze Colombes Elles
représentent les douze Apôtres sur
lesquels l'Église est fondée. Elles
sont représentées s'envolant vers une petite croix orange
sur fond azur.
La croix émaillée Dans
la lunette est représentée une Croix dorée.
incrustée de pierres précieuses, deux agneaux la
regardent. La scène est reliée à un prés
fleuri. La croix qui est te symbole évident de
Jésus-Christ Rédempteur du monde vers lequel les
fidèles regardent.
Croix est incrustée de pierres
précieuses indiquant qu'à travers elle le Christ a sauvé le monde. Les
pierres précieuses sont six, qui en grec composent le nom de Jésus «
Jesous », les brebis sont représentées dans un jardin qui indique le
Paradis, Fin ultime des Baptisés qui auront suivis le Christ.
A l'extérieur de ta voûte, la décoration est délimitée par deux autres bordures de pierres précieuses, qui renferment en haut encore deux rameaux de laurier, dans lequel au centre se dresse une table, avec une partie polie, et une phrase abrégée : « (Nomina)mus quorum hic reliquae sunt » Ce
qui signifie « Nous nommons ceux dont les reliques se trouvent en ce
lieu » En dessous, le long de l'arc, sont inscrits certains noms de
saints à lire deux par deux : Étienne (forcément avec Victor) saint
Jean l'évangéliste, Laurent (forcément à intégrer avec Sixte Pape_ Sixte III pape de 432 à 440 _),
Nabor et Félix, Protais et Gervais.
Leurs reliques donc devaient être conservées dans la niche dessous. L'arc au-dessus de la niche conserve encore des traces de mosaïques, en particulier une colombe blanche raffinée sur un rameau fleuri. Nous ne savons pas si les autres zones étaient décorées avec des mosaïques, mais on peut en déduire que, elles devaient centrer l'attention du catéchumène et de l'assemblée vers la Profession de foi représentée dans la mosaïque située dans la niche, les bienfaiteurs ont voulu seulement décorer cette zone.
Le
baptistère était à l'origine couvert d'un
dôme qui dans le court des restaurations au début des
années 1900, sous la direction de l'architecte portugais Alfredo
D'Andrade, le dôme a été démoli parce qu'il
croyait que cela fût une oeuvre du XV eme siècle et
remplacé par l'actuel couverture en placage de bois.
Dans l'espace entre la calotte interne du dôme et la couverture externe on y a retrouvé des amphores de terre-cuite, on peut en admirer une sélection dans la première niche à l'entrée sur la droite ; elles étaient utilisées à l'époque paléo-chrétienne, selon une technique de l'époque, comme matériau de remplissage sur la voûte. LES FENÊTRES
Elles sont constituées de dalles en pierre, sculptées vers l'extérieur. D'époque paléochrétienne,
le fragment de dalles en marbre qui ferme la fenêtre de la niche
est décoré de mosaïques, tandis que les deux autres,
aux côtés de la niche, ont été
exécuté pendant la période Lombard (VIII eme
Siècle).
LE RESTE DES FRESQUES
Dans
le cours de la période Médiévale, le
baptistère fût restructuré. On édifia un
autel, conservé aujourd'hui, dans la seconde niche à
gauche de l'entrée, et ils le décoraient de fresques sur
les murs pour diverses occasions.
LA TOMBE ARQUÉE AUX CÔTÉS DE L'ENTRÉE Dans
les deux tombes viennent enterres évêques ou personnages
connus d'Albenga. Celle de droite est construite de dalles de marbre
finement sculptées et remontant au VIII eme siècle : la
lunette est originale mais les autres dalles sont des copies (les
originales se trouvent dans le musée diocésain)
LES TOMBES EXTÉRIEURES Autour
du baptistère ont été mis quelques sarcophages de
pierre appartenant à la zone du cimetière qui se trouvait
ici depuis le VI eme siècle.
A LA FIN DE LA VISITE MERCI DE RENDRE CET EXEMPLAIRE EXPLICATIF Ah ces Ostrogoths, ces barbares !
Toujours à Albenga Nos vélos adossés à la cathédrale d'ALBENGA.
Remarquez les chapiteaux burinés systématiquement sauf un ! Une triquète de poissons les seuls rescapés du massacre ! Encore des tombes ostrogothes recyclées. Le chevet Le fleuve Hum ça sent l'Italie ! AD_2020
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